Le Collectif Kimera tire son nom de la Chimère, animal fantastique de la mythologie grecque, composé de différents animaux, le collectif rassemble dix artistes et designers aux pratiques diverses. Iels partagent un intérêt commun pour la présentation de réalités alternatives qui permettent d'envisager collectivement de nouveaux avenirs potentiels.

Cet intérêt prend vie à travers la création de projets transdisciplinaires sous forme d’installations spatiales et d’expositions. Leurs pratiques s'enrichissent mutuellement grâce aux questions sociales qu'iels abordent.

Le travail du collectif est spécialisé dans les installations multimédias immersives destinées à impliquer les spectateur.rice.x.s. Iels créent de nouveaux espaces qui encouragent les échanges entre les artistes et le public, en explorant et en abordant des questions telles que les droits de la communauté queer, le féminisme, l'écologie et les dynamiques d'oppression.





DIVINE K.




ANCIEN.NE.X.S MEMBRES

ARTISTES INVITÉ.E.X.S

2026
Zahra Hakim
Reema Nubani
Cringecore collective
William Mora
Eirik Falckner
Louis Danjou
Raphael Oboe
Bocca Lupa
Madame Ipsum
Catarina de Nicola
Adieu Marcel
Milan d’Oullins
Transitionless
Lampyridael
Ousia
Stakis
Giulia Essyad
Juli Sando
Gemma Ushengewe
Adina Malina
Anes Dhif
Emma Chataigné
Oscar M.Damianki
Divine
Louise Siffert
SuperSash
Gross Encounters (Reem Saleh & Noam Toran)
Étudiante.x.s, Master Espace et Communication (2025-2027), HEAD Genève

TRISTAN BARTOLINI (il/lui)

À la croisée des arts visuels et de la communication, la pratique de Tristan Bartolini mêle installation, sculpture, vidéo et design graphique, avec une volonté constante de bousculer les normes de genre. S’inspirant des codes visuels de l’occulte, de la science-fiction et de la culture queer, son travail déconstruit les langages humains et imaginaires, réécrivant des récits spéculatifs. Ces récits célèbrent les marginalités et offrent de nouvelles perspectives queer et inclusives.

Lauréat du Prix Art Humanité, son travail a été largement reconnu et exposé dans divers lieux, notamment au MCBA, au MUDAC, à la Biennale du design de Ljubljana, au Musée de la Croix-Rouge et au Centre d’Art Contemporain de Genève. Il continue d’explorer les liens entre art, mémoire et transformation sociale.



Image: Chanelling Ancestors, 2023



CAMILLE BELLMAS (elle/elle)

Camille Bellmas travaille à la création d'espaces de rencontre, critiques et inclusifs, ainsi qu'à la promotion du dialogue au sein des institutions avec lesquelles elle travaille. Elle met spécifiquement l'accent sur l'amplification des voix des communautés peu représentées, notamment les femmes et la communauté LGBTQIA+. En impliquant activement le public et en encourageant sa participation, Camille s'efforce de développer un sentiment de préoccupation partagée et de responsabilité collective, en veillant à ce que toutes les voix soient entendues et valorisées.

Dans sa pratique professionnelle, elle a été impliquée dans la conception de matériel de communication pour diverses associations en Suisse, les aidant à transmettre efficacement leurs visions à un public plus large.


Image: Polyphonie de l’Être, 2024



ANKITA DAS (elle/elle)

Ankita Das est designer en communication et une fabuliste en devenir, animée par une pratique en perpétuelle évolution visant à créer des œuvres qui informent, impliquent et sensibilisent le public.

Soucieuse de faire évoluer les mentalités, elle cherche à adopter une attitude bienveillante et à faire preuve d'empathie. Elle explore comment rendre compréhensibles et attrayantes des informations complexes qui ne sont pas accessibles à tou.te.x.s dans un monde en constante évolution. Ankita travaille une variété de médiums tels que la photographie, le design éditorial, la performance et l'objet.

Son travail a été présenté dans Vogue, le Financial Times et NBC, et a fait l'objet d'expositions dans des lieux tels que le festival PhotoVogue à Milan, le festival Peckham 24 à Londres et l'exposition du National Geographic Photo Camp à Washington DC.



Image: There’s An Elephant in the Room, 2025



VINCENT GRANGE (il/lui)

Spécialisé dans les installations immersives, Vincent Grange raconte des histoires à travers l’expérimentation spatiale. Il fait recours à l’absurde pour interroger les normes hétéronormatives et les paradoxes qui accompagnent les identités queer. 

Des œuvres comme The House of Dorothy (2023) et ses extensions — Dorothy’s Closet (2024), Dorothy’s Picnic Set (2024) et Dorothy’s Interior Boulevard (2025) — transforment les espaces en fables tridimensionnelles où chaque élément, de l’architecture aux objets, contribue à narrer l’histoire qu’il écrit. 

Ce travail lui a valu le Prix Kiefer Hablitzel Göhner (Swiss Art Awards 2024) et la Bourse Déliée du Fonds Cantonal d’Art Contemporain 2023. Co-fondateur de Souplex Atelier, il est également scénographe et directeur artistique pour divers événements culturels.

Site web Instagram

Image: The House of Dorothy, 2025



CYAN HUESCAR (iel/elle)

Cyan Huescar concentre ses recherches sur les interstices, les espaces où différentes réalités peuvent coexister. Son approche est pluri- et transdisciplinaire, créant des performances, des installations et des larps (live action role-playing) dans lesquels iel explore les notions de présences, de rôles et de vacillement.

Iel travaille principalement en collaboration avec d’autres artistes au sein de différents collectifs (RrA, Globuleuxes, Pampeliška) avec lesquels plusieurs créations ont eu l’occasion d’être présentées sur des scènes genevoises.

Son travail actuel s’articule principalement autour de l’idée de pratiquer le deuil comme une pratique artistique et réciproquement, iel s’intéresse ainsi aux notions de seuils, d’archives et de transitions comme différentes manières d’approcher le sujet.



Image: The Traces We'll Leave Behind, 2024



DIVINE K. (elle/iel/il)

Divine est une mauvaise lip-synceuse qui aime particulièrement se faire des films. 

Divine s’intéresse à ce qui échoue, ce qui se cache ou ce qui scintille dans le noir. À travers l’installation, l’écriture, la vidéo, la performance et la maquette, iel crée des univers mélancoliques et camp qui puisent dans la culture populaire en convoquant les images comme des fantômes qui l’accompagnent. Dans son travail, iel utilise le collage et la réappropriation de manière à passer par des réseaux d’affinités au sein d’une généalogie queer qui nous mènent à des accouplements jouissifs dans l’obscurité des darkrooms. La pratique du cruising devient alors une façon d’habiter les contradictions d’une recherche qui accepte le fantasme, les écarts, les retours en arrière, les dissonances, les manques et les excès.



Image: In the dark, we don’t have to say 'I love you, 2026 



HSUAN LEE (elle/iel/il)

Hsuan Lee travaille en utilisant différents médias, notamment les objets interactifs, les installations immersives et la vidéo. En transformant des objets existants, elle invite le public à entrer dans des mondes parallèles ou des fictions spéculatives. En 2023, à l'âge de 28 ans, elle est confrontée à un problème de santé majeur. Depuis lors, son travail est passé d'une discussion sur la vision macro des questions technologiques à une exploration personnelle de son expérience médicale et de son identité queer.

Ses œuvres ont été exposées à Taïwan, en France et en Suisse, notamment au Mapping Festival, à la BIG (Biennale Insulaire des Espaces d'Art de Genève) ainsi qu’au Fesses-tival.



Image: Devenir une Oiselle, 2024