24.06.2026-20.08.2026
VITRINE NO.3 AMOR, TE EXTRAÑO
NAOMI GAMARRA
NAOMI GAMARRA
Qu’offrez-vous aux êtres qui vous sont chers lorsque vous n’avez pas revu votre grand-mère restée au pays depuis cinq ans, ou lorsque l’être aimé vous manque ?
Dans certains cas, on peut graver cette absence sur les murs d’une école ou l’écrire dans une lettre parfumée.
Offrir des ballons est pour moi une autre forme de vocabulaire associée au love language de ma famille. Un dicton populaire, une phrase de cumbia ou des mots qui nous sont importants sont transcrits sur ces spectres volants qui participent aux symboles
de festivité, de joie et d’amour qu’évoque pour nous
el reencuentro.
À travers eux, l’absence et l’amour deviennent visibles.
Loin d’être de simples objets festifs, ils deviennent des supports de mémoire, de parenté et d’affection. Ils portent les mots que l’on ne peut parfois pas transmettre autrement et rendent tangible le désir de retrouvailles lorsque les frontières séparent encore les corps.
Bien qu’associées à l’esthétique du kitsch selon certains systèmes de valeurs occidentaux, ces formes traduisent pour moi une revalorisation d’esthétiques brunes qui ont migré d’Amérique du Sud avec ma famille. Revendiquer ces formes autres, c’est aussi revendiquer les manières dont nos communautés expriment l’amour, le manque et la célébration.
Derrière ces ballons se dessine une autre économie de l’affection : une manière de montrer l’amour qui privilégie la visibilité, l’abondance, l’expressivité et l’occupation de l’espace.
Nos émotions se déploient, s’accrochent aux murs, flottent au-dessus des fêtes et traversent les frontières.
Parce que quand tu me manques, j’ai envie de te le montrer en grand.
Dans certains cas, on peut graver cette absence sur les murs d’une école ou l’écrire dans une lettre parfumée.
Offrir des ballons est pour moi une autre forme de vocabulaire associée au love language de ma famille. Un dicton populaire, une phrase de cumbia ou des mots qui nous sont importants sont transcrits sur ces spectres volants qui participent aux symboles
de festivité, de joie et d’amour qu’évoque pour nous
el reencuentro.
À travers eux, l’absence et l’amour deviennent visibles.
Loin d’être de simples objets festifs, ils deviennent des supports de mémoire, de parenté et d’affection. Ils portent les mots que l’on ne peut parfois pas transmettre autrement et rendent tangible le désir de retrouvailles lorsque les frontières séparent encore les corps.
Bien qu’associées à l’esthétique du kitsch selon certains systèmes de valeurs occidentaux, ces formes traduisent pour moi une revalorisation d’esthétiques brunes qui ont migré d’Amérique du Sud avec ma famille. Revendiquer ces formes autres, c’est aussi revendiquer les manières dont nos communautés expriment l’amour, le manque et la célébration.
Derrière ces ballons se dessine une autre économie de l’affection : une manière de montrer l’amour qui privilégie la visibilité, l’abondance, l’expressivité et l’occupation de l’espace.
Nos émotions se déploient, s’accrochent aux murs, flottent au-dessus des fêtes et traversent les frontières.
Parce que quand tu me manques, j’ai envie de te le montrer en grand.
La Dent de Scie
Chaque trimestre, le Collectif Kimera invite un.e.x artiste à investir la Dent de Scie, installée sur le toit de la terrasse de l'Espace Dukat. Adressé aux passant.e.x.s, cet espace en mutation constante offre carte blanche à la création d'installations physiques et tridimensionnelles.